Derbigum : boucle fermée pour membranes d’étanchéité bitumineuses
Tri à la source, collecte dédiée, traitement et réincorporation: Derbigum organise le recyclage fermé des membranes bitumineuses, pour toitures et rénovations.

Circularité des membranes d’étanchéité : chez Derbigum, le concret remplace l’intention
Le tri des déchets de chantier s’installe progressivement dans les habitudes. Portés par la réglementation et les attentes des maîtres d’ouvrage, les acteurs du bâtiment cherchent des solutions fiables pour recycler réellement les matériaux. Parmi eux, les fabricants d’étanchéité bitumineuse jouent un rôle clé.
Derbigum, spécialiste des membranes, structure un dispositif de reprise et de réemploi des bitumes en boucle fermée. Objectif : transformer chutes propres et produits en fin de vie en matière première secondaire, réintégrée dans de nouvelles membranes d’étanchéité performantes. Une approche d’économie circulaire taillée pour les toitures-terrasses et les rénovations énergétiques.
Un recyclage en boucle fermée des membranes bitumineuses
Le principe est simple : ce qui a été posé sur un toit peut retrouver une seconde vie dans une membrane neuve. Le schéma Derbigum repose sur trois piliers : collecte dédiée, traitement matière et réincorporation maîtrisée. Les entreprises de pose trient à la source, les distributeurs et partenaires logistiques consolident les flux, et les sites industriels transforment le gisement en recyclat prêt à l’emploi.
Concrètement, les chutes de production et de chantier, ainsi que les rouleaux et lés déposés en rénovation, sont contrôlés, broyés puis homogénéisés. Après séparation des indésirables (graviers, aluminium, films anti-adhérents), la fraction bitumineuse et les charges minérales sont réconditionnées en granulats. Ces granulats sont ensuite dosés dans des formulations de membranes neuves, selon des recettes validées.
Le taux d’incorporation varie en fonction des gammes et des performances visées. Sur des pare-vapeur ou sous-couches, la part de recyclé peut être significative, tandis que sur des membranes d’étanchéité de surface, elle est ajustée pour préserver l’adhérence, la stabilité thermique et la durabilité. Des protocoles qualité encadrent viscosité, point de ramollissement, allongement et résistance au poinçonnement. Le marquage CE et les documents techniques demeurent la référence, avec des FDES mises à jour pour refléter l’impact carbone réduit des produits circulaires.
Au-delà de la performance technique, l’intérêt est immédiat : moins de déchets enfouis, moins de matières vierges consommées, et une meilleure traçabilité environnementale. Pour un artisan, inscrire un système d’étanchéité issu de matière recyclée dans une offre peut faire la différence en appel d’offres, notamment lorsque les critères RSE sont pondérés.
Logistique de reprise : mode d’emploi pour les entreprises de pose
Le dispositif vise la simplicité opérationnelle. La clé, c’est un tri rigoureux dès le chantier pour éviter les refus et garantir une valorisation optimale. Voici les points essentiels à connaître pour bénéficier de la reprise et du recyclage en boucle fermée.
Avant l’enlèvement : préparer et trier
- Triez à la source : séparez les chutes de membranes bitumineuses des DIB, isolants, métaux et plâtres. Utilisez des contenants dédiés, identifiés par couleur ou étiquette.
- Privilégiez les chutes propres : sans sable, sans gravillons incrustés ni résidus de colle. Les films anti-adhérents sont tolérés si séparables.
- Conditionnez correctement : enroulez les lés, filmez sur palette, ou utilisez des big-bags résistants. Évitez les formats dispersés qui complexifient la manutention.
- Quantité minimale : prévoyez un seuil de collecte (par exemple 200 à 500 kg) pour optimiser le transport. En deçà, un apport en point de collecte partenaire peut être proposé.
Ce qui est accepté/refusé
- Acceptés : membranes bitumineuses Derbigum (sous-couches et finitions), chutes de production, lés déposés non souillés, pare-vapeur bitumineux.
- Acceptés sous conditions : membranes autoprotégées (ardoisées, sablées) après tri préalable et réduction des indésirables minéraux.
- Refusés : isolants (PIR, PUR, EPS), membranes synthétiques (PVC, TPO), goudrons anciens, éléments fortement chargés en goudron de houille, résidus d’asphalte coulés, déchets mélangés avec plâtre ou gravats.
Demande d’enlèvement et traçabilité
- Planifiez l’enlèvement : via votre distributeur ou le service dédié Derbigum, avec adresse, quantités et type de gisement. Délais indicatifs : 5 à 10 jours ouvrés.
- Traçabilité : un bordereau de suivi de déchets (BSD) est émis. Les volumes repris et valorisés sont consolidés dans un bilan annuel utile pour vos reporting RSE.
- Coûts : la reprise est généralement incluse pour les gisements conformes aux critères. Des frais logistiques peuvent s’appliquer en cas de faibles volumes ou de non-conformités.
Bon réflexe : intégrez le tri et la reprise dans votre PPSPS et votre planning. Une zone de stockage propre et accessible sur chantier fluidifie l’enlèvement et limite les surcoûts de benne DIB.
Réglementation, appels d’offres et gains économiques
L’essor de la circularité des membranes s’inscrit dans un cadre réglementaire exigeant. Le tri à la source des déchets de chantier et la filière de responsabilité élargie du producteur (REP PMCB) poussent à la valorisation matière. Les maîtres d’ouvrage publics et privés intègrent de plus en plus des exigences de contenu recyclé et de réduction d’empreinte carbone dans leurs marchés.
Pour une TPE ou une PME de l’étanchéité, adhérer à un schéma de reprise fabricant présente plusieurs avantages : conformité renforcée, simplification de la paperasse (BSD, pesées), accès à des points de collecte maillés, et preuves tangibles de valorisation pour les audits. À la clé : moins de bennes DIB, des déplacements optimisés, et une maîtrise des coûts de fin de chantier.
Sur le plan commercial, proposer des systèmes d’étanchéité incorporant de la matière recyclée et accompagnés de FDES à jour peut améliorer la note environnementale d’une offre. C’est un levier pour répondre aux marchés intégrant l’économie circulaire, notamment en rénovation de toitures-terrasses d’écoles, de logements sociaux ou d’immeubles tertiaires où la dimension RSE est scrutée.
Enfin, la circularité contribue aux objectifs bas carbone des maîtres d’ouvrage. En réduisant l’emploi de bitume vierge et en raccourcissant les boucles logistiques, l’empreinte carbone du lot étanchéité peut être sensiblement abaissée, sans compromis sur la durabilité si les règles de l’art sont respectées.
Qualité, durabilité et bonnes pratiques de mise en œuvre
Une membrane issue d’un process circulaire doit rester au niveau des exigences du marché. Les contrôles portent sur la régularité d’épaisseur, la cohésion, la soudabilité et la tenue au vieillissement. Les essais internes et audits de conformité garantissent que les produits répondent aux normes applicables et aux référentiels de pose.
Côté chantier, la performance se joue surtout dans l’exécution :
- Supports : propres, secs, plans. Vérifiez l’adhérence des primaires et la compatibilité avec l’isolant (PIR, laine minérale, EPS).
- Soudure : maîtrisez la température et la vitesse d’avancement pour obtenir un cordon continu. En zones sensibles, privilégiez des procédés sans flamme lorsque c’est possible.
- Points singuliers : relevés, évacuations, acrotères et pénétrations nécessitent un soin particulier. Utilisez les accessoires compatibles prévus par le système.
- Protection : autoprotection minérale, dalles sur plots ou végétalisation selon usage. Pensez aux contraintes d’entretien et à l’accessibilité.
Le respect des documents de référence (DTU applicables, avis techniques des systèmes) conditionne la durabilité et la garantie. Un produit intégrant du recyclat ne change pas les fondamentaux : la qualité de pose, la gestion des interfaces et le contrôle final restent décisifs.
Perspectives : montée en puissance et digitalisation de la traçabilité
Derbigum entend densifier son réseau de points de collecte via les distributeurs spécialisés et les partenaires de la REP PMCB. L’objectif : rapprocher le service de reprise des chantiers, réduire les kilomètres parcourus et augmenter la part des membranes orientées vers la boucle fermée.
La prochaine étape porte sur la traçabilité numérique. La généralisation de QR codes sur palettes ou rouleaux permettra de relier chaque lot à sa composition (taux de recyclé, FDES) et de générer automatiquement des attestations pour les maîtres d’ouvrage. Côté opérationnel, des créneaux d’enlèvement réservables en ligne et un suivi en temps réel des BSD fluidifieront la logistique.
Autre axe de progrès : le traitement des membranes autoprotégées fortement minéralisées et des gisements provenant de rénovations lourdes. Des procédés de séparation plus efficaces et des recettes adaptées doivent élargir encore le champ des matériaux acceptés, afin de maximiser la circularité sans dégrader la performance.
Pour les professionnels, ces évolutions sont l’occasion de capitaliser sur des pratiques simples : former les équipes au tri, standardiser le conditionnement, anticiper les enlèvements et documenter la valorisation dans les dossiers d’ouvrage exécuté.
En conclusion : transformer la contrainte déchet en avantage compétitif
La circularité des membranes d’étanchéité n’est plus une promesse : avec la reprise, le recyclage et la réincorporation en usine, Derbigum apporte une réponse concrète aux enjeux de tri, de coût et de bilan carbone sur les chantiers. Les artisans et entreprises d’étanchéité qui s’approprient ces dispositifs gagnent en conformité, en efficacité et en valeur ajoutée commerciale.
Conseil pratique : dès la préparation de chantier, intégrez un plan de tri dédié aux membranes, fixez un seuil de collecte, identifiez le point de dépôt partenaire et joignez les FDES circulaires à votre offre. Une organisation simple, des gestes précis et un interlocuteur unique : c’est la combinaison gagnante pour faire rimer étanchéité bitumineuse et économie circulaire.



