Développement Durable
AkzoNobel: -50% de CO₂ et des chantiers plus circulaires
AkzoNobel réduit de 50% ses émissions et mise sur énergie verte, procédés sobres et recyclage des solvants pour des chantiers rapides, sobres et conformes.
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- N° 01/10
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AkzoNobel accélère la circularité: 50% d’émissions en moins et des chantiers plus sobres
Réduire l’empreinte carbone tout en améliorant la performance sur chantier: c’est l’ambition affichée par AkzoNobel, géant des peintures et revêtements, qui annonce avoir franchi un cap majeur. Ses sites industriels ont déjà diminué de 50% leurs émissions de CO₂, avec quatre ans d’avance sur la trajectoire initiale.
Derrière cette performance, une conviction portée par ses responsables: la circularité n’est plus un concept, c’est un levier opérationnel. Pour les artisans peintres, façadiers, entreprises générales et maîtres d’œuvre, l’enjeu est clair: tirer parti de solutions et de services qui réduisent les déchets, raccourcissent les délais et sécurisent la conformité environnementale des chantiers.
Un cap carbone atteint en avance: ce que cela change pour le BTP
Le groupe a structuré sa démarche autour des émissions directes et de l’énergie consommée sur ses sites (scopes 1 et 2). En pratique, la baisse de 50% repose sur trois piliers concrets: une énergie plus propre, des procédés plus sobres et une meilleure valorisation des solvants et des déchets de production.
Côté énergie, l’industriel indique couvrir une part croissante de ses besoins électriques par des contrats d’électricité renouvelable (PPA), couplés à de l’autoproduction via photovoltaïque sur toitures. L’optimisation thermique des usines (récupération de chaleur, isolation de réseaux, variateurs de vitesse) aurait permis de réduire sensiblement les consommations de gaz pour le séchage et la polymérisation.
Sur les procédés, l’électrification de certaines lignes, le pilotage en temps réel des températures de mélange et l’automatisation du dosage ont limité les rebuts et stabilisé la qualité. Enfin, la régénération de solvants, l’augmentation des taux de réutilisation interne et des boucles de recyclage matière ont diminué les pertes et les émissions associées.
Pourquoi cela concerne-t-il directement les chantiers? Parce qu’une production plus efficace favorise des gammes plus constantes, des temps de séchage mieux maîtrisés, et des conditionnements pensés pour le tri. En prime, l’empreinte carbone amont des produits diminue, ce qui pèse positivement dans les bilans ACV, FDES et dossiers de labellisation (HQE, BREEAM, LEED).
La circularité au cœur de l’offre: produits, emballages et fin de vie
Au-delà de l’énergie, la stratégie s’ancre dans l’économie circulaire. Objectif: concevoir des peintures et revêtements performants, durables et plus faciles à récupérer ou à recycler en fin de vie. Pour les professionnels, cela se traduit par des innovations tangibles à chaque étape du chantier.
Des formulations orientées performance durable
- Généralisation des technologies à faible teneur en COV (aqueuses, poudres, haut extrait sec) pour limiter les émissions sur site et améliorer la qualité de l’air intérieur, en particulier en rénovation occupée.
- Intégration progressive de liants biosourcés et de charges issues de flux recyclés, sans compromis sur l’adhérence, l’opacité et la résistance aux frottements.
- Allongement des intervalles de maintenance: une meilleure tenue aux UV, à l’humidité et aux chocs réduit la fréquence de remise en peinture, ce qui diminue les volumes à long terme.
Des emballages pensés pour le tri et la réutilisation
- Seaux et pots en plastique avec contenu recyclé, métalliques plus facilement valorisables, et développement de formats rechargeables pour les gros consommateurs.
- Étiquetage clair des consignes de tri et QR codes donnant accès aux FDES, fiches techniques et consignes de fin de vie.
- Programmes de reprise des emballages professionnels via les réseaux de distribution partenaires et solutions de reverse logistics.
Gestion de fin de chantier facilitée
- Teinte à la demande et calculateur de quantités pour réduire les surplus et éviter l’ouverture de contenants inutiles.
- Kits de nettoyage à l’eau pour les systèmes aqueux, limitant l’usage de solvants et simplifiant la mise en conformité en zone urbaine et ZFE.
- Orientation vers les filières REP pertinentes (PMCB pour de nombreux matériaux de chantier, DDS pour les déchets diffus spécifiques) et accompagnement à la traçabilité (bordereaux de suivi).
Des bénéfices opérationnels pour les artisans et entreprises
La circularité ne se limite pas à l’atelier du fabricant: elle devient un avantage concurrentiel sur chantier. Les entreprises peuvent gagner en productivité tout en sécurisant leur conformité réglementaire et environnementale.
Moins de passes, plus de rendement
Les systèmes haut extrait sec et les peintures de finition à fort pouvoir opacifiant réduisent le nombre de couches nécessaires, tout en améliorant la planéité et la durabilité. Résultat: des délais raccourcis, moins d’interruptions, et des coûts de main-d’œuvre mieux maîtrisés.
Qualité de l’air et sécurité renforcées
Les solutions faibles en COV aident à respecter les seuils de qualité de l’air intérieur et facilitent les interventions en milieu occupé. Pour le chef de chantier, c’est moins de gestion des nuisances, moins de contraintes de ventilation temporaire, et un environnement de travail plus sûr pour les équipes.
Conformité RE2020 et valorisation ACV
Avec des FDES mises à jour et des données d’Analyse du Cycle de Vie plus favorables, ces produits contribuent aux objectifs bas-carbone des opérations neuves et de rénovation performante. Les maîtres d’ouvrage et AMO environnement peuvent ainsi documenter plus sereinement leurs engagements.
Approvisionnement et logistique optimisés
La consolidation des commandes, les livraisons en horaires creux et l’électrification d’une partie du transport aval réduisent l’empreinte logistique. Pour les entreprises multi-chantiers, la visibilité sur les stocks, via des portails digitaux et des QR codes, permet d’éviter surstocks et péremptions.
Passer à l’action: mode d’emploi pour des chantiers circulaires
La transition vers des pratiques plus circulaires se joue en plusieurs étapes simples. L’enjeu: capter tout de suite les gains de productivité et de conformité, sans bouleverser l’organisation.
Choisir les bons systèmes
- Privilégier des gammes à faible COV, avec FDES disponibles et, si possible, écolabels reconnus. Vérifier l’adhérence multi-supports pour limiter les primaires.
- Opter pour des finitions à longue durabilité en zones à fort trafic: un cycle de vie prolongé compense souvent un coût d’achat légèrement supérieur.
- Demander des conditionnements adaptés au linéaire réel du chantier pour réduire les restes et simplifier le tri.
Organiser le chantier
- Planifier les teintes à la demande et mutualiser les coloris entre zones proches pour optimiser les volumes.
- Mettre en place un point-tri clairement signalé pour emballages propres, restes aqueux et solvants séparés.
- Former l’équipe à la bonne épaisseur de film et au respect des temps de séchage: moins de reprises, moins de pertes.
Gérer la fin de vie
- Utiliser les réseaux de reprise partenaires pour les emballages et les restes de peinture selon leur nature (aqueuse/solvantée).
- Conserver les QR codes/numéros de lots pour la traçabilité ACV et la maintenance future.
- Intégrer les bordereaux de suivi déchets à la clôture administrative du chantier pour fiabiliser la conformité.
Et après? Cap sur le scope 3 et la rénovation massive
Atteindre -50% d’émissions sur sites est une étape. Le prochain défi porte sur le scope 3: matières premières, transports, utilisation et fin de vie. Les leviers: accroître la part de contenus recyclés, massifier les solutions rechargeables, étendre les programmes de reprise sur tout le territoire et co-innover avec les distributeurs et réseaux d’artisans.
Pour les professionnels du BTP, l’opportunité est double. D’un côté, des produits plus sobres et plus durables améliorent la rentabilité et la satisfaction client. De l’autre, la capacité à documenter les gains (FDES, ACV, déchets) devient un avantage commercial net dans les appels d’offres publics comme privés.
La dynamique réglementaire française (RE2020, ZFE, filières REP) accélère cette bascule. Les entreprises qui s’équipent dès maintenant d’outils de suivi, de protocoles de tri et de partenariats de reprise prennent une longueur d’avance. La circularité n’est pas un supplément d’âme: c’est un cadre de travail qui fiabilise les délais, réduit les coûts cachés et simplifie la conformité.
Conseil final: identifiez un chantier pilote dans les trois prochains mois. Sélectionnez une gamme faible en COV avec FDES, instaurez une collecte d’emballages et formalisez le suivi des restes. Mesurez les résultats (temps gagné, déchets évités, coûts) et capitalisez. Pas à pas, la circularité devient une méthode. Et, à l’image des progrès industriels déjà réalisés, elle peut rapidement transformer votre quotidien de chantier.
Source · Batiactu



